Journée mondiale contre l’Homophobie

Journée mondiale contre l'Homophobie 2013

Je n’aime pas la Journée mondiale contre l’Homophobie et la Transphobie. Pourquoi ? Parce que comme la Journée de la Femme ou celle contre le Racisme, on aimerait pouvoir s’en passer et voir l’homophobie disparaître 365 jours par an. Mais comme on est loin de vivre dans un monde parfait, on ne peut que soutenir cette initiative surtout que l’édition 2013 revêt une dimension particulière, ici en France. Les débats autour du mariage pour tous ont ouvert une sorte de brèche géante dans laquelle tous les homophobes se sont engouffrés. Pire, bon nombre de français bien loin du look « Mocassins Serre-Tête » semblent désormais penser que les propos homophobes sont tolérables. Preuve en est le rapport annuel de l’association SOS Homophobie diffusé il y a quelques jours dévoilant une hausse de 27% des témoignages d’homosexuels relatant insultes et agressions à caractère homophobe pour l’année 2012. Dans près de 50% des cas, ces témoignages prennent la forme d’insultes, viennent ensuite la discrimination (+16 %) et les menaces (+14 %). Pour 8%, on parle d’agressions physiques.

La campagne 2013 accompagnant cette Journée mondiale contre l’Homophobie et la Transphobie dénonce plus spécifiquement le « virus web de l’homophobie ». Pouvoir cracher sa haine sur le web tout en restant anonyme, c’est une vraie bénédiction pour les lâches ayant des valeurs datant de la préhistoire. Réseaux sociaux, articles et commentaires semblent ne plus avoir de limites et la cyberhomophobie s’affiche comme un nouveau visage de l’homophobie contre lequel il est difficile de lutter. La campagne de ce 17 mai invite chacun d’entre nous à agir pour  ne pas laisser ce type de propos se banaliser sur le web. Officiellement, on nous conseille de :

  • signaler le contenu indésirable aux administrateurs du site Web et encourager ses amis à faire de même
  • signaler le contenu homophobe à l’hébergeur du site Web
  • dénoncer le contenu dans le Registre des actes homophobes

Malheureusement, rares sont les sites web à réagir suite à ce type de signalement. Pour un grand nombre, mieux vaut des commentaires injurieux que pas de commentaires du tout. Le buzz à tout prix l’emporte de plus en plus souvent. Chez OaOP !, on estime que chaque acteur du web devrait prendre ses responsabilités et ne pas accepter sur son site des propos qu’il jugerait intolérables dans la « vraie vie ». Le web n’est pas une planète à part.

OaOP ! soutient la Journée mondiale contre l’Homophobie et la Transphobie et dénonce la cyberhomophobie.

« Ce n’est pas l’homosexualité qui conduit au suicide, mais plutôt l’homophobie. »

Laurent McCutcheon
Président de Gai Écoute

 

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